Julien Guinet - Artiste peintre

7ème continent

Une triste réalité

Tout commence par un amer constat : notre société consomme bien au-delà de ses besoins réels. Nous produisons des objets qui ne servent parfois que quelques minutes et qui, au mieux, se retrouvent à la poubelle, au pire, jonchent le sol et finissent très souvent dans les océans, devenant ainsi la nouvelle nourriture des animaux marins. Cette observation m’a profondément déprimé, me laissant ressentir de l’impuissance face à cette catastrophe.

J’ai alors commencé à peindre un ensemble de tableaux abordant ce thème, comme une forme d’exutoire.

julien guinet artista plástico
7eme-continent

Le continent de plastiques

J’ai nommé cette série « 7ème continent » en référence à l’immense plaque de déchets flottant dans le nord de l’océan Pacifique, qui s’étend sur une surface aussi grande que trois fois la France. Cette plaque est principalement composée de microplastiques et de particules de débris plastiques. En raison de sa taille colossale, elle est considérée comme un véritable « continent » de pollution.

En choisissant de traiter ce sujet dans mes œuvres, j’ai voulu attirer l’attention sur l’ampleur de la pollution plastique dans les océans, un désastre qui menace la survie de nombreuses espèces marines et qui a un impact dévastateur sur les écosystèmes marins.

Si rien n’est fait rapidement pour endiguer cette catastrophe, il est prévu qu’en 2050, les océans contiendront plus de déchets que de poissons. Actuellement, plus de 10 millions de tonnes de plastique sont déversées dans les écosystèmes marins chaque année. Un nombre qui ne cesse de progresser d’année en année.

7ème continent - Julien Guinet

Bon appétit – Acrylique et aquarelle sur bois – 40×70 cm – 2018

faites ce que je dis, pas ce que je fais

La première œuvre de la série représentait Polochon, le fidèle compagnon d’Ariel la petite sirène. Ensuite, j’ai peint Gary, l’animal de compagnie de Bob l’éponge, ainsi que de nombreux autres tableaux mettant en scène divers animaux marins, souvent issus de la culture populaire.

Cependant, je me suis rapidement retrouvé confronté à une contradiction majeure : ces peintures étaient réalisées à l’acrylique, qui n’est ni plus ni moins qu’une forme de plastique. D’un côté, je cherchais à dénoncer un problème, mais de l’autre, je contribuais à son amplification.

Pour remédier à cette incohérence, j’ai décidé de trouver des solutions qui me permettraient d’être en accord avec les valeurs que je souhaitais véhiculer à travers mon travail.

Polochon

Acrylique sur toile

100×100 cm

2018

Gary

Acrylique sur toile

195×195 cm

2019

Sébastien

Acrylique sur toile

70×50 cm

2019

Némo

Aquarelle sur papier

21×29,7 cm

2018

Marlène la baleine

Technique mixte sur toile

100×50 cm

2019

La recherche de cohérence

J’ai entrepris la création de mes propres peintures dans le but de mieux comprendre et maîtriser leur composition. Au cours de mes recherches, j’ai rapidement découvert de nombreuses alternatives à l’acrylique. J’ai expérimenté plusieurs recettes, notamment la tempéra à base d’œuf, la peinture élaborée à partir de farine, et même l’aquarelle fabriquée maison. À mesure que je me suis familiarisé avec ces nouvelles techniques, je les ai intégrées dans mes nouvelles œuvres.

Au fil de mes recherches et de mes expériences, mes connaissances sur la fabrication de la peinture s’amélioraient, me permettant alors de me passer quasiment entièrement de l’acrylique. J’ai ainsi pu rendre mes techniques de peinture cohérentes avec le message de mes tableaux.

The Holy Virgin

Tempéra sur papier

29x42cm

2021

AQUAMAN

Tempéra sur bois

100×100 cm

2021

L'évolution de la série

Sachant que les microplastiques, ces minuscules particules de plastique formées par la décomposition de déchets plus importants, se retrouvent dans la chaîne alimentaire, affectant non seulement les espèces aquatiques mais aussi les organismes terrestres, j’ai choisi d’élargir le champ de mes représentations artistiques. Ainsi, mes œuvres ne se limitent plus seulement à la représentation d’animaux marins, mais incluent désormais toute une variété d’êtres vivants.

Le plastique est un fléau, que l’on retrouve dans l’eau, dans l’air, dans le sol, et même dans nos propres corps. Échapper à sa présence semble impossible, et le problème est encore loin d’être résolu.

La dame à la licorne

Tempéra sur bois

100×100 cm

2021

Marinette la chouette

Peinture à la farine sur mur

2021

Mon atelier

Atelier La Poudrière

13 rue Paul Décamps

31300 Toulouse

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