Julien-Guinet_vie_privee

Biographie

Sommaire

- I -

julien_guinet

Je suis Julien Guinet, je suis né en 1984, je fais des dessins et de la peinture – peinture que je fabrique moi-même depuis plusieurs années (ce détail a son importance).

- II -

carte_dbz_son_guinet

J’ai toujours aimé dessiner.

Je vous l’accorde, cette phrase est on ne peut plus banale venant d’un « artiste », pourtant il s’agit du véritable point de départ de mon choix de carrière. Plus jeune, je regardais beaucoup de dessins animés, je lisais pas mal de BD et de mangas, ensuite je reproduisais mes super-héros préférés dans mes carnets à dessin. Je dois avouer que je vouais surtout une passion sans égale pour Dragon Ball Z (et surtout Son Gohan – son combat contre Cell… Mamma Mia, du pur cinéma !!!).

- III -

graffiti_guinet

J’ai grandi à Mazamet, une petite ville du Tarn dans laquelle ma jeunesse s’est déroulée tranquillement, sans drame majeur ni traumatisme particulier.

Au fil des ans, ma passion pour le dessin ne faiblissait pas, au contraire. Mes cahiers scolaires étaient plus remplis de dessins que de notes de cours.

En 2002, en classe de terminale, une camarade a présenté un exposé sur le graffiti et là je peux dire que ça a été un déclic. Le soir même, j’ai attrapé deux bombes de peinture qui traînaient chez moi et, après avoir poliment demandé l’autorisation à mes parents (j’étais un enfant respectueux), je traçais mes premiers traits sur les murs du garage. Très vite, cette activité s’est transformée en une obsession maladive. Je n’avais plus que ça en tête, du matin au soir.

Cette même année, après avoir obtenu mon bac (sans aucun panache), je me suis inscrit à la faculté d’arts plastiques du Mirail, à Toulouse. Une belle institution dans laquelle je n’ai mis les pieds que trois fois tout au plus, par manque de temps. Il faut dire que j’étais bien trop occupé à perfectionner mon maniement de la bombe dans les friches industrielles.

Graffer était devenu une activité quotidienne, presque comme un travail avec des horaires de bureau. À ce moment-là, je savais que je ne pourrais pas faire autre chose de ma vie.

Pourtant, je promets avoir tout tenté pour éviter cela, notamment en m’essayant à plusieurs autres jobs, considérés comme plus sûrs sur le plan économique. C’était une perte de temps car je savais au fond de moi que je gaspillais mon énergie (et celle de mes chefs) pour rien… Finalement, je finissais toujours par démissionner, avec le rêve de vivre uniquement de mon art.

3 graffs – Julien Guinet
1 graffs – Julien Guinet
2 graffs – Julien Guinet
Mes premiers graffs

- VI -

Argentine – pays du pastel naturel

En 2006, je suis parti en Argentine pour six mois de vacances, avec la ferme intention de visiter le pays, de peindre sur quelques façades et d’apprendre l’espagnol.

Deux mois après mon arrivée, mes envies de voyager m’ont menées jusqu’à Salta, une ville située au nord-ouest, à plus de 1 500 kilomètres de Buenos Aires. Et là, je suis tombé amoureux de la ville. Tout me plaisait : la sympathie des gens, les paysages alentour, la vie qui me semblait plus simple que dans l’Hexagone. Sans trop réfléchir (à vingt-deux ans, on ne s’encombre pas de ces choses-là), j’ai pris la décision de ne pas rentrer en France et d’y rester vivre.

Très vite, il a fallu que j’assume ce choix. N’étant pas un riche héritier, ce caprice impliquait de trouver une activité qui me permette de subvenir à mes besoins…

C’est à ce moment-là que je me suis dit qu’il était temps de transformer ma passion pour la peinture et l’illustration en une profession rentable.

Ma carrière d’artiste peintre pouvait commencer.

Au début, je vendais mes dessins sur les marchés artisanaux, puis, de fil en aiguille, mes œuvres se sont retrouvées exposées dans des bars, des restaurants et des boutiques de décoration. Ensuite, quelques galeries m’ont ouvert leurs portes et, après quelques années, j’ai eu l’opportunité de présenter mes travaux dans différents musées à travers le pays.

Bref, je vivais à fond ma nouvelle vie d’artiste peintre en exil.

- VII -

Ville de Mazamet – capitale du bleu de pastel

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et en 2016, après dix ans en Argentine, le besoin de rentrer en France s’est fait sentir. Je me suis d’abord réinstallé à Mazamet (pour rappel : la ville où j’ai grandi), puis j’ai très vite déménagé à Toulouse, avec l’envie de profiter de ce changement pour amorcer un tournant dans ma peinture. Je peignais depuis des années des femmes rondes, joviales et heureuses, mais je voulais passer à autre chose.

J’ai alors choisi de traiter un thème d’actualité, très sombre, complètement à l’opposé de mes sujets habituels : le septième continent, une étendue de déchets plastiques de la taille d’un continent, flottant à la surface des océans. Je voulais transmettre un message direct, clair et concis, que j’ai choisi d’illustrer en représentant des animaux marins avec une coupe montrant l’intérieur de leur ventre rempli de déchets.

Au fur et à mesure que les peintures s’enchaînaient, un problème se posait : les tableaux étaient peints à l’acrylique, un polymère plastique, et étaient donc en totale contradiction avec ce que je souhaitais exprimer. C’est alors qu’une grande remise en question personnelle a débuté, me conduisant à développer des techniques de peinture plus naturelles, en accord avec mes nouvelles intentions artistiques.

Cette décision a sans doute été l’une des plus importantes de ma carrière d’artiste, puisqu’elle a totalement transformé ma pratique artistique.

- VIII -

Fin 2023, un nouveau projet a germé dans mon esprit : créer mon propre jardin de plantes tinctoriales pour aller encore plus loin dans ma démarche !

Après quelques recherches sur Internet, je suis tombé sur une annonce : « Ancien village d’artistes ouvre ses portes à de nouvelles mains créatives pour raviver son souffle artistique. » Une des maisons proposées à la location possédait un jardin ! Hourra, je pensais avoir trouvé mon bonheur ! Ce village, c’est Châtel-Montagne, un hameau situé à une trentaine de kilomètres de Vichy. J’ai postulé et quelques jours plus tard, la réponse est arrivée : « C’est avec joie que nous vous annonçons que votre candidature a été validée par l’équipe du conseil municipal. »

Le déménagement a eu lieu en février 2025, j’étais heureux comme un pinson, prêt à démarrer une nouvelle aventure !

Nouvelle aventure qui s’est malheureusement arrêtée l’année suivante, à la suite de nombreuses mésententes avec le maire.

Il a fallu chercher un nouveau lieu, et c’est dans une maison avec jardin à Bellerive-sur-Allier, une commune voisine de Vichy, que j’ai déposé mes valises pour continuer mon histoire.

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Ici, pas de blabla inutile : je n’envoie une newsletter que lorsque j’ai vraiment des choses à annoncer (stages, ateliers, nouvelles recettes, etc.). En moyenne, cela représente environ 1 newsletter tous les 2 mois.

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