

D’un point de vue étymologique, le terme tempera (du latin temperare, « détremper ») pourrait désigner toute technique picturale impliquant le mélange de pigments et d’un liant, quelle que soit sa nature. Cependant à notre époque il désigne, avant tout, la méthode qui utilise l’œuf comme liant.
L’œuf étant une émulsion naturelle, c’est-à-dire un mélange de substances aqueuses et huileuses, il présente l’avantage d’être un liant très efficace. En séchant, l’eau présente dans le jaune d’œuf s’évapore, puis l’huile s’oxyde en réagissant avec l’oxygène de l’air, ce qui provoque sa polymérisation et son durcissement.
Le procédé traditionnel repose sur l’utilisation du jaune d’œuf ou parfois de l’œuf entier comme liant pour fixer les pigments. La tempera s’applique principalement sur du plâtre ou sur des panneaux de bois préparés avec plusieurs couches de gesso.
On distingue :
La tempera aurait été utilisée dès l’Antiquité par les Égyptiens, les Grecs et les Romains. J’emploie le conditionnel, car il est difficile de prouver cette affirmation avec certitude. Bien que certaines peintures et décorations murales de cette époque soient parfois décrites comme réalisées à la tempera, le terme n’étant pas toujours spécifiquement associé à la technique de la tempera à l’œuf, cela peut prêter à confusion.
Elle a été largement utilisée pendant une grande partie de l’Empire byzantin pour la réalisation des icônes. En Europe, au Moyen Âge, la tempera à l’œuf était l’un des principaux médiums employés par les peintres. Bien qu’elle ait progressivement été supplantée par la peinture à l’huile au XVe siècle, cette technique n’a jamais totalement disparu.
Parmi les artistes emblématiques ayant utilisé cette technique, on peut nommer Giotto (1267-1337), Simone Martini (1284-1344), Fra Angelico (1395-1455), Sandro Botticelli (1445-1510) et Andrea Mantegna (1431-1506).
Certains artistes modernes tels que Giorgio de Chirico (1888-1978), l’ont remise à l’honneur au début du XXe siècle. Elle reste encore utilisée aujourd’hui, notamment dans l’iconographie orthodoxe et la restauration d’œuvres anciennes, ainsi que par des artistes contemporains tels que Koo Schadler et James Lynch.



Si vous n'en avez pas, vous pouvez utiliser le couteau à peindre.


Ou un couteau pointu

Ou une plaque de marbre

Pour stocker vos peintures

Type bocal à confiture
Note : Les ustensiles ci-dessus portant le symbole « 🛒 » renvoient vers des liens affiliés. Si vous achetez via ces liens, je reçois une petite commission qui m’aide à maintenir ce blog, sans aucun surcoût pour vous.



Saisissez le jaune par la fine membrane qui l’entoure et tenez-le au-dessus d’un bocal et percez la membrane avec un cutter pour laisser couler le jaune dans le bocal.
Veillez à ce qu’aucun morceau de membrane ne tombe dans le bocal. Si cela arrive, filtrez le mélange avec un tamis fin.

Ajoutez du vin blanc dans le bocal en respectant la proportion : 1 part de jaune d’œuf pour 1/2 part de vin blanc sec.

Ajoutez ensuite 1/2 part d’eau déminéralisée.

Mélangez bien.
Le liant est maintenant prêt !


À l’aide d’une molette en verre (ou d’une spatule), mélangez les pigments et le liant jusqu’à obtenir une peinture homogène, sans grumeaux.
Si la consistance est trop sèche ou si les pigments ont du mal à se mélanger, ajoutez un peu d’eau déminéralisée.
Si, au contraire, la peinture est trop liquide, il faut rajouter du pigment.

La peinture est prête à l’emploi.
Répétez l’opération pour chaque couleur dont vous avez besoin.
Vous pouvez stocker vos différentes couleurs prêtes à l’emploi dans de petits bocaux, et les placer au réfrigérateur après votre séance de peinture pour les conserver quelques jours.
Le liant aussi peut se conserver quelques jours au réfrigérateur.
Si la tempera commence à sécher, ajoutez quelques gouttes d’eau déminéralisée et mélangez bien pour la réutiliser.

